Patrimoine culturel

Fort de Comboire

Fort de Comboire

Se dressant sur l'imposant Rocher de Comboire qui surveille la vallée du Drac, dernier des 6 forts du type "Séré de Rivières" bâtis autour de Grenoble, cet ensemble jamais modifié constitue un bel exemple d'architecture militaire de la fin du XIXe siècle.

Situé face aux piedmonts du Vercors, le fort de Comboire est élevé sur le Rocher de Comboire, massif calcaire creusé dans ses flancs de nombreuses galeries pour extraire de la pierre à ciment. Initialement exploitées par la Société des ciments de la Porte de France, puis par celle des ciments Vicat, ces carrières ont servi de matière première pour l'édification du fort. Pour l'essentiel, le fort se compose d'un très long bâtiment construit sur deux niveaux en alvéoles accolées, qui abrite les locaux nécessaires à la survie en autarcie du fort pendant 3 mois. Portes et arcades ornées de corniches en ciment moulé. D'autres édifices sont entourés de profonds et larges fossés aux flancs protégés par de petits ouvrages appelés "caponnières".
Surplombant la vallée du Drac et le sud de l'agglomération grenobloise, le fort interdisait par le feu de ses canons l'accès à la cuvette grenobloise par la vallée du Drac et la route venant du sud.

Le Fort de Comboire s'inscrit dans un système défensif conçu par le général Raymond Adolphe Séré de Rivières : Secrétaire du Comité de Défense en Juin 1873, il devient finalement directeur du Service du Génie au ministère de la Guerre, chargé par le général du Barail de la construction d'une défense allant de Dunkerque à Nice. Le système, mis en place à partir de 1874 le long des frontières et des côtes françaises, va remplacer les fortifications bastionnées mises en place notamment par Vauban. Il est fondé sur la construction de plusieurs forts polygonaux enterrés (qualifiés de « forts Séré de Rivières »), formant soit une ceinture fortifiée autour de certaines villes, soit un rideau défensif entre deux de ses places, soit des forts isolés. Il illustre une stratégie à la fois offensive et défensive, partiellement inspirée par Vauban, tendant à vouloir "canaliser" l'ennemi vers une ouverture où une armée restreinte l'attendrait. Le système Séré de Rivières que les Allemands baptisèrent « la barrière de fer » allait amener à construire en onze ans (de 1874 à 1885) 166 forts, 43 ouvrages secondaires et environ 250 batteries. Cette œuvre gigantesque qui s'étend essentiellement du Pas-de-Calais aux Pyrénées coûta au gouvernement français 450 millions de francs-or, sans compter l'armement des places. Ces éléments ont été partiellement modernisés de la fin du XIXe siècle jusqu'en 1918.

Pour la région grenobloise, en raison de la création du nouveau royaume d'Italie en 1870 et des tensions coloniales entre France et Italie, un nouveau système de défense fut préconisé par le colonel Cosseron de Villenoisy, successeur du général Séré de Rivières mais continuateur de son programme. L'approbation de construire les 5 premiers forts fut rapidement prise et les constructions furent achevées en Octobre 1879. Il en fut tout autrement pour le Fort de Comboire dont le projet ne sera accepté qu'en 1882 et la construction achevée en 1885. Après 1915, l'armement de ces forts fut envoyé vers le Nord-Est. Après l'armistice, ils servirent généralement de dépôts de munitions ou de matériel. jamais modifié, le fort de Comboire est vendu en 1884 aux communes de Claix et de Seyssins. Le fort est vendu en 1984 à la commune de Claix. Il est aujourd'hui mis en valeur par l'association Les Amis du fort de Comboire Complément localisation : accessible par le 58, arrêt "Garlettes" Moyennant une balade de 3 km aller/retour.

Informations complémentaires

Informations pratiques

Fort de Comboire

Information mise à jour le 31/12/2019 par Direction de la Culture et du Patrimoine de l'Isère

Votre itinéraire

Fort de Comboire

Rue de Comboire
38640 Claix
France

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