Exposition

Installation céramique de Bénédicte Vallet «Entre deux eaux»

Installation céramique de Bénédicte Vallet  «Entre deux eaux»

Villages du lac de Paladru

27 Avril 2019 au 30 Juin 2019

Les sculptures sont posées, comme échouées sur le plancher de la grange, ou suspendues à la charpente. Ces formes animales, anthropomorphes ou encore fossiles, ont un rapport avec l’eau dont la présence est partout suggérée.

Le choix de la porcelaine s’impose pour sa luminosité comme le souvenir inconscient d’une nature insulaire enfouie. La démarche qui soutient le travail de l'artiste est la recherche du vivant, il s'agit d'animer des fragments, créer de nouvelles articulations qui vont contribuer à la genèse d'une sculpture hybride et polymorphe. Contre toute attente la céramique devient souple, fluide, sonore et laisse place à des formes qui semblent prendre vie. On peut toucher, s’approcher plus près et découvrir des empreintes, des traces de l’invisible qui parlent à notre imaginaire.

On peut retrouver dans cette évocation une interprétation poétique les traces des villages engloutis du lac de Paladru. C’est de ce dialogue que va naître la recherche du vivant chère à l’artiste. C’est comme un jeu au travers duquel il s’agit d’imaginer de nouveaux langages, terre et fibres associées à des gestes rituels et primaires. C’est un travail autour de l’âme, celle qui surgit lorsque l’on contemple les objets qui ont traversé le temps.
Ce travail fait appel à la mémoire, à des mémoires fossiles ou inconscientes, à une mémoire collective qui ne peut nous laisser indifférent.

Bénédicte Vallet, plasticienne, vit et travaille en Loire Atlantique. Elle est diplômée des Beaux Arts de Nantes en 1995 spécialité Design Environnement. Elle rejoint en 2005 le CNIFOP, Centre international de Formation à la céramique. Elle est autodidacte dans les techniques dédiées au textile auquel elle emprunte à la vannerie souple, au tissage, à la tapisserie ou encore aux techniques de nouage pour assembler des fragments de céramique en porcelaine. L’artiste est présente dans des galeries et a reçu de nombreuses distinctions.

Ils ont écrit à propos du travail de Bénédicte Vallet :

« Interrogeant la matière, les créations de Bénédicte Vallet paraissent venir d’un autre temps : celui qui a vu naître les premiers soubresauts de la vie. Pareille à un chartreux isolé à la recherche de spiritualité, elle suit une quête sur les origines de l’homme en correspondance avec la nature.
Le visiteur déambule, témoin d’une recherche créative flirtant avec le vivant… Entre le minéral et l’aquatique, l’osseux et le corail, placés aux confins de la vie, entre les espèces et les éléments, ces recherches sculpturales sont protéiformes. Celles-ci font appel à une mémoire primitive et enfouie commune aux êtres vivants. Selon les angles de vue, tantôt des évocations animales, tantôt du végétal se distinguent dans ces céramiques aux nombreuses facettes, pour lesquelles des matériaux d’aujourd’hui, tels que le chanvre ou la porcelaine, ont été mêlés à ceux qui constituent le lieu de l’exposition.

Ce lieu magnifique, aujourd’hui ouvert à l’expression créative contemporaine, est lui-même chargé de mémoire. Aussi, le processus créatif ne s’apparente-t-il pas ici à l’acte minutieux de l’archéologue qui fait jaillir des mémoires de la terre ? Déambulant, nous découvrons des fragments d’histoire, et plus particulièrement d’un néolithique imaginaire, entraîné dans un chemin réflexif qui nous mène de l’art à l’archéologie, voire à la biologie…

Ces lumineuses sculptures sont pour la plupart flottantes, et révèlent un bestiaire extraordinaire composé de motifs coralliens. « Entre deux Eaux », le titre de l’exposition, évoque une ambivalence entre l’eau en tant qu’élément naturel et l’os, symbole de mémoire de la vie… Ambivalence qui nous rappelle que ce sont bien les océans qui ont donné naissance aux premières formes d’êtres vivants, or on sait combien ceux-ci sont mis en danger par l’homme actuellement. Entre deux Eaux, c’est donc aussi l’histoire d’un équilibre précaire, celui de l’homme et de la nature…

Ainsi, le tissage en chanvre des œuvres, qui sont composées en partie d’éléments naturels, paraît donner vie à un organisme modulable qui devient une forme plastique esthétique. Le travail de Bénédicte Vallet recompose une biosphère de porcelaine, où les pièces résonnent ensemble par la récurrence de certains motifs, mais disposent de son-chants qui leur sont propre. Ainsi les cordes inspirent une impression de vulnérabilité qui résonne comme un écho au monde d’aujourd’hui et à la nature, où l’interdépendance des êtres, liée à une nécessité de survie, est mise à mal par l’intervention humaine qui endommage un équilibre parfait mais délicat. » Margot REAULT-BOURON

"Que sont ces précieuses porcelaines de Bénédicte Vallet ?
Sont-elles des parures, des objets rituels pour d’étincelantes cérémonies de blanche magie, des concrétions coralliennes pâlies par le sel et les embruns, des conques et coquilles fossilisées d’organismes pélagiques ou cavernicoles autant végétaux qu’animaux ?
Tout cela à la fois assurément, au choix de notre regard ou au gré de notre imaginaire.
Il en émane une vérité intemporelle comme d’un réceptacle de toutes les mémoires du monde.
Elles sont les traces de primitivités heureuses, des gestes ancestraux d’humbles vies quotidiennes, qui ont fait l’harmonie de civilisations disparues ou de formes de vie rêvées.
Elles sont cette beauté aussi fragile qu’indestructible, qui traverse les siècles et parcourt le monde depuis ses origines.
Elles sont la Beauté en son simple et modeste appareil."
Pierre Souchaud, Ecrivain d’art-Essayiste.

Le Vadrouilleur urbain (blog québécois diffuseur d'art) en parle également dans un bel article : https://levadrouilleururbain.wordpress.com/2019/05/01/installation-ceramique-de-benedicte-vallet-entre-deux-eaux-grange-dimiere-fr/?fbclid=IwAR0m87j4zq2sQeX6p6UR17UfAoB3wN4sQh3fzjuTy7KCoY7I-8ykVnqBe0U

Informations complémentaires

Informations pratiques

Grange Dîmière

Réservations

Services

Gratuit

Ouvertures

Ouverture du 27 avril au 29 septembre 2019.

Du 27 avril au 30 juin et du 1er au 29 septembre
Samedis et dimanches de 14h à 18h.
Ouverture exceptionnelle les 29/04, 30/04, 01/05, 02/05, 03/05, 08/05, 09/05, 10/05, 30/05, 31/05 et 10/06.

En juillet / août
Tous les jours de 14h à 18h.

Vernissage samedi 27 avril à 11h.

Tarifs

Gratuit.

Téléchargements

Information mise à jour le 13/06/2019 par Office de Tourisme du Pays Voironnais

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38850 Villages du lac de Paladru
France

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Le festival les Nuits Hors la Grange, c'est 3 soirées exceptionnelles dédiées aux arts du cirque dans le verger de la Grange Dîmière, pour le bonheur des plus grands comme des plus petits ! Dans la limite des places disponibles et sans réservation.

La grange dîmière - Pays Voironnais

Patrimoine culturel

Grange Dîmière

Ancienne dépendance (XVIIe) du Monastère Chartreux de la Sylve Bénite, la Grange Dîmière servait à recueillir les redevances en nature pour les moines et à stocker les récoltes. Elle est aujourd'hui un lieu dédié à la sculpture céramique contemporaine.

Lecture musicale «Le fils chartreux de Barberousse»

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Une adaptation du roman historique éponyme d’Annie Maas nous fera revivre la vie des moines du monastère de la Silve Bénite au XIIème siècle. Une formidable épopée en musique vue par Terric, fils illégitime de l’Empereur Frédéric 1er, dit Barberousse.